Henri fait de l’impression – 3

Je ne sais plus trop comment nous avons eu l’idée de ce projet, Henri et moi, mais ça s’est passé dans le métro, la semaine dernière. Nous parlions de notre atelier de gravure, je lui disais que le Musée de l’imprimerie nous avait prêté une presse, qu’il devrait l’essayer, etcétéra, etcétéra, et nous avons eu envie de faire un projet à deux pour Pâques. C’était parfait : lui dessine, moi je grave une plaque de linoléum, nous imprimons ensemble.

Moi : Tu pourrais dessiner un oeuf…

Lui : Oui… mais j’aimerais mieux une scène de Pâques, avec un lapin et une chasse aux oeufs.

Ça a donné ça. Et nous en sommes tellement contents que je suis certaine qu’on s’y remettra bientôt!

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D’autres projets d’impression avec Henri, quand il était plus petit ici et ici.

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Des coeurs

Depuis que je suis petite, la Saint-Valentin est pour moi une fête de famille plus qu’une fête d’amoureux. C’est la fête de l’amour – la « fête des coeurs » comme disait Henri l’an dernier – avec des décorations, des petits cadeaux enveloppés dans du papier avec des coeurs, des mots doux glissés dans la boîte à lunch.

Pour les amis d’Henri au centre communautaire où il va, nous avons fait, lui et moi, des aimants en coeur en quelques étapes assez simples (créer des moules dans de la pâte à modeler avec un emporte-pièce*, couler le plâtre, peindre et vernir) qu’Henri a exécutées avec enthousiasme. Il est parti ce matin avec ses coeurs dans son sac et son très beau sourire.

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*C’était la première fois que j’essayais ça avec Henri et ça a plutôt bien fonctionné. Il suffit de rouler la pâte à modeler sur une surface lisse (nous avons pris un carreau de vitre aux bords non coupants), de découper les formes choisies à l’aide d’un emporte-pièce puis de couler le plâtre dans les trous. Henri, qui s’est chargé lui-même de couler le plâtre, en a mis très épais de sorte que le devant des coeurs est tout texturé. La partie arrière (celle qui était directement sur la vitre) est très lisse et parfaite pour coller l’aimant.

5 ans

Nous avons fêté les cinq ans d’Henri la fin de semaine dernière.

Cinq ans!

Pour dire vrai, je ne suis pas de ceux (à tout le moins, pas pour l’instant) qui trouvent que le temps passe trop vite et qui n’en reviennent pas de voir leur enfant grandir si rapidement. Pour moi, les cinq ans d’Henri tombent juste à point. J’ai l’impression d’avoir bien vu le temps passer, de l’avoir vu grandir et s’épanouir et d’arriver aujourd’hui, avec lui, à cette nouvelle étape. Parce que cinq ans, c’est quelque chose : c’est le début de l’âge scolaire, avec tout ce que cela comporte de nouvelles réflexions, de nouveaux questionnements, de nouvelles connaissances et, particulièrement dans le cas d’Henri, d’un nouveau sens bien aiguisé de la répartie. À cinq ans, mon fiston a une confiance inébranlable en la vie et je suis fière de le voir foncer tête première dans de nouvelles activités. J’aime le regarder découvrir de nouveaux intérêts, se faire de nouveaux amis, se découvrir lui-même, gagner en autonomie et j’aime partager des moments de grande complicité avec lui, discuter sérieusement (ou non), rigoler sans fin, regarder des (tonnes de) livres, bricoler, marcher dans la neige, écouter (les très nombreuses) choses qu’il a à raconter… Des moments simples et doux et toutes ces petites choses qui deviennent, avec lui, un peu magiques.

Et parce que, pour lui, avoir cinq ans, c’était important, nous avons choisi de célébrer le coup avec sa première vraie fête d’amis, avec activités organisées et sacs-surprises en prime. Je vous reparlerai de la fête bientôt, mais d’abord, j’avais envie de vous montrer les cartons d’invitation que nous avons envoyés.

Parce qu’Henri aime bien faire de la sérigraphie, nous avons opté pour cette technique de reproduction assez rapidement. J’ai alors dessiné les différents éléments de texte et Henri s’est chargé de dessiner un camion. Julien a ensuite – sous la supervision constante du fiston – mis ensemble tous les éléments pour faire deux écrans (un pour le noir, l’autre pour la couleur) et Henri a choisi des encres orange et doré pour l’impression. Nous les avons placées de part et d’autre de l’écran pour donner plus de nuance à la couche colorée. Le projet a pris beaucoup moins de temps qu’il en a l’air. Une heure et tout était terminé, même les enveloppes étaient adressées. Et on a eu beaucoup de plaisir. La preuve :

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La cabane

Ça fait plusieurs semaines que ces photos traînent sur mon ordinateur, mais aujourd’hui, parce que c’est l’automne, que c’est un peu gris, qu’il n’y a plus vraiment de feuilles aux arbres*, j’avais envie de vous montrer notre dernier projet de l’été.

Avec des restants de contreplaqué, le sous-plancher de nos nouveaux voisins qui refaisaient leur cuisine, les escaliers qui, jadis, menaient à la piscine chez ma mère et des vieilles planches récupérées de sa galerie, Julien a fabriqué une superbe petite cabane chez ma mère pour Henri. Un endroit confortable pour qu’il puisse regarder ses livres et où il peut recevoir du courrier (grâce à l’ancienne boîte à lettres, récupérée elle aussi).

Et j’ai profité de l’occasion (tous les prétextes sont bons) pour fabriquer une petite guirlande que j’ai fixée sur le devant de la cabane. Pour ce faire, j’ai d’abord coupé les fanions dans du gros carton et je les ai recouverts de duct tape pour qu’ils soient imperméables.

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Coût total du projet : 25 $, pour la poignée (mais Julien admet qu’avoir pris le temps, il aurait sûrement pu en trouver une beaucoup moins chère dans un bazar!), un marteau à manche court (comme celui-là) qui a permis à Henri de participer activement à la fabrication de sa cabane et des clous.

*Je ne m’en plains pas, cela dit. J’adore l’automne, même quand il est gris et venteux.

Cartes de visite

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Julien et Henri ont trouvé un lot de retailles de carton dans l’atelier l’autre soir et Henri, en digne fiston de son père designer graphique, a pensé qu’il pourrait s’en faire des cartes de visite.

Pour ce faire, il a d’abord écrit quatre fois son nom sur un des cartons que les garçons ont ensuite recopié avec notre risographe. Henri a ensuite peint le dos de chacun de ses cartons avec de la peinture à l’eau puis il les a coupés au format désiré avec le massicot.

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Ne reste plus qu’à voir ce qu’il voudra en faire! Pour l’instant, il les distribue aux gens de son entourage, mais j’ai l’impression que si vous le croisez, il voudra vous en donner une aussi.

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Son projet de cartes n’est pas si éloigné de celui-ci que nous avons fait l’an dernier. Le digne fiston de ses parents, disais-je!

Le mariage de ma meilleure amie et la fabrication de mon premier noeud papillon

La fin de semaine dernière, ma grande amie s’est mariée*. J’ai peu d’expérience en mariage (dans mon entourage, peu de gens se sont mariés) et c’était la première fois qu’Henri assistait à une telle cérémonie. Je lui avais expliqué, quelques semaines à l’avance, qu’il allait devoir être beau et chic. Il a proposé de porter sa camisole avec un cheval. Je lui ai plutôt proposé un noeud papillon et il a accepté avec enthousiasme. Ce qui fait qu’il est allé, quelques jours plus tard, choisir un tissu avec son père à l’Effiloché et que j’ai fabriqué mon premier noeud papillon la veille du mariage. Le soir. À la dernière minute. Mais ça a été si facile que ce n’était même pas stressant.

Voici comment :

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1. Couper deux bandes de tissu. La première doit avoir le double de la largeur désirée pour le noeud papillon (5 pouces dans le cas de celui d’Henri) et la seconde, le double de la largeur désirée pour le centre du noeud (1 pouce pour celui d’Henri). La longueur de la bande la plus large devrait être au moins deux fois plus grande que la longueur désirée pour le noeud.

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2. Plier les bandes de tissu à l’envers et maintenir les plis avec des épingles droite.

3. Repasser les plis (ça fait une plus belle finition) et coudre les bandes, les retourner à l’endroit et repasser les coutures (encore là pour la plus belle finition).

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4. Plier deux fois la bande la plus large et fixer le dernier pli en le cousant à la main (quelques points suffisent).

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5. Enrouler la bande étroite autour de l’autre bande et la coudre pour la fixer.

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DIY_NoeudPapillon_00156. Fixer une épingle à couche derrière le noeud. Et voilà!

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7. Vous aurez maintenant le plus bel enfant du monde.

*Elle et moi, on fête ces jours-ci 16 ans d’amitié. Et assister à son mariage, c’était vraiment très émouvant. Tsé, quand tu rencontres quelqu’un à 11 ans que tu suis et qui te suis pendant tes années d’adolescence et au moment de devenir adulte puis mère et que cette personne se marie avec le gars qu’elle aime, c’est beau.