Des nouvelles du jardin

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Alors que l’été tire déjà à sa fin, le temps des dernières récoltes s’amorce. Nous sommes passés au jardin il y a quelques jours le temps de cueillir des haricots (encore – il en a poussé tellement cet été), des edamames, des tomates, de la roquette, du kale, des carottes… Et en regardant notre lot verdoyant, j’étais assez satisfaite.

Cette année, comme l’an dernier, nous n’avons pas été les plus rigoureux dans l’entretien de notre jardin – suffit de voir le lot d’un de nos voisins, avec ses légumes bien cordés et aucune mauvaise herbe, pour nous sentir paresseux -, mais nos petits efforts nous ont bien servis. Encore plus que l’an dernier, notre production de fruits et légumes a eu un impact réel sur nos achats à l’épicerie et au marché. En optant davantage pour la variété que pour la quantité, nous avons eu différentes variétés tout l’été. Cela ne nous a pas non plus empêchés de faire quelques réserves – plein de sortes de pesto, des tomates congelées prêtes à être séchées au four à l’automne (là, il fait encore trop chaud pour laisser aller le four toute la journée!), des zucchinis râpés congelés, prêts à être transformés en muffins.

Cela dit, peut-être à cause d’un début de saison plus difficile (rappelez-vous les baisses de température et les pluies du printemps), certaines variétés sont un peu moins belles que l’an dernier. C’est le cas de nos plants de tomates, entre autres, qui sont vraiment moins vigoureux que l’an dernier. Ça vous est arrivé aussi?

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Retour au jardin

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Nous avons officiellement inauguré notre deuxième saison de jardinage samedi. Trois grosses heures à enlever les mauvaises herbes et à désherber les allées, retourner doucement la terre (en surface, pour ne pas nuire à son équilibre), arroser, semer. Puis le plaisir renouvelé d’être dans ce drôle d’endroit un peu à l’écart, à faire nos petites choses et à penser à tout ce qu’on pourra ensuite cuisiner.

En y retournant, cette année, j’ai été surprise de constater à quel point notre lot était en bon état par rapport à l’an dernier, après toute une année sans entretien. Les plants que nous avions simplement déterrés et laissés sur place se sont presque entièrement compostés, les fraisiers se sont multipliés, la rhubarbe a plus que doublé, quatre poireaux dont j’ignorais l’existence ont poussé, même la menthe marocaine semble vouloir s’essayer pour une deuxième année après une première saison plus que difficile.

Et, d’y retourner avec Henri, un an plus tard, ça m’a fait réaliser à quel point il avait grandi. Pas juste physiquement, même si cette année, il a pédalé jusqu’au jardin sur sa girafe bien installée derrière le vélo de Julien. Il a vieilli, gagné en assurance et en maturité et en connaissances. Je le regardais aller, les pieds plein de terre, les pantalons mouillés, à semer ses haricots, et je le trouvais beau.

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Nous avons commencé à jardiner dans un jardin communautaire l’an dernier. J’ai répondu à quelques questions sur notre première expérience ici.

Dernière récolte

Nous avons fermé le jardin. Nous avons arraché les derniers plants de tomates, mis en terre un plant de lavande, qui était chez nous en pot, en prévision de l’année prochaine, étalé nos plants annuels sur la terre et bien mélangé (pour faire un compostage de surface), ramassé les outils d’Henri et nous sommes repartis avec un gros panier bien rempli : quelques tomates-cerises, des haricots, 2 ou 3 cerises de terre, beaucoup de baume mélisse, quelques bouquets de kale et plusieurs dizaines de poireaux. Ils sont plutôt petits, mais extrêmement parfumés; je pense qu’ils seront délicieux en potage.

Et de cette saison de jardinage, nous sommes extrêmement contents. Nous n’avons pas été des plus assidus, je l’ai déjà mentionné, mais grâce à un ensoleillement maximal, une bonne terre et des amis qui sont allés faire les récoltes pendant notre séjour au Guatemala, notre jardin s’en est plutôt bien tiré. Au final, nous avons eu des tonnes (j’insiste, des tonnes) de tomates de toutes sortes qui ont été mangées nature et en salade et en sauce. J’ai fait sécher celles qui restaient. Aussi, beaucoup de zucchinis, de concombres, de cerises de terre, de haricots, mais seulement quelques fraises, un seul poivron et pas de carottes.  Notre anis est monté en graines, nous n’avons pas pu profiter des bulbes, mais j’ai congelé le feuillage et je m’en servirai tout l’hiver pour assaisonner des soupes et des bouillons. Même chose avec la ciboulette, la stévia et l’origan* que nous avons eus en belle quantité, mais pas avec le basilic, que nous avons complètement perdu. Et ne me parlez pas des arachides; il semble que j’ai arraché le plant par erreur en juin…

L’année prochaine, nous aborderons le jardin de la même façon – avec beaucoup de plaisir et des pique-niques au parc – tout en plantant nos fruits et légumes plus tôt, en augmentant le nombre de plants de cerises de terre, en réduisant ceux de zucchinis et en essayant quelques nouvelles variétés. Les herbes, quant à elles, resteront chez nous, dans la boîte à fleurs, où nous pourrons les utiliser plus facilement.

Vous avez d’autres conseils?

 

* Congeler les herbes permet de bien conserver leur parfum (encore plus que de les sécher). Au moment de les utiliser, même pas besoin de les décongeler, il suffit de les mettre dans la recette.

Deuxième récolte

Pour dire la vérité, nous ne sommes pas très assidus dans nos visites au jardin. Le résultat : nous avons un jardin plutôt sauvage, dans lequel les plantes poussent à très grande proximité et avec beaucoup d’autonomie. Ainsi, même si quand nous y allons, nous devons passer pas mal de temps à enlever les mauvaises herbes, le jardin prend beaucoup d’expansion entre chacune de nos visites et le tout est plutôt luxuriant et bien garni. Si bien que nous avons eu la grande surprise d’y trouver 10 concombres et 5 zucchinis énormes et bien mûrs en fin de semaine, en plus d’un bouquet de fleurs de camomille et deux poignées de cerises de terre (ne les cherchez pas sur les photos, Henri les a toutes mangées sur place). Les légumes sont délicieux. Ne reste plus qu’à préparer un bon potage de zucchinis et à terminer mon huile de bain à la camomille (remplir un pot de fleurs de camomille; recouvrir d’huile d’amande douce; laisser 3 semaines au soleil; filtrer). Avez-vous d’autres suggestions?

Le compte-rendu de notre première récolte est ici.

Histoire de ciboulette

Avec les fleurs de ciboulette, Julien a fait de délicieux filets de poisson cuits au four. Nous en avons aussi mises dans nos verres de jus de légumes et dans le bouillon de légumes que j’ai préparé hier. Les autres, nous les avons fait séchées longuement au four (à la plus basse température – pour qu’elles ne cuisent pas – pendant quelques heures) et, comme les fleurs conservent leur couleur, le résultat est vraiment joli. Reste maintenant à voir si elles conserveront leur parfum pour qu’on puisse encore s’en servir dans quelques mois.

Pour le reste, j’ai lu que les tiges de ciboulette devaient être coupées quelques fois par années (3 ou 4) et qu’on pouvait les ciseler et les faire congeler. Il semblerait que ça soit meilleur que de les faire sécher, mais je pense que je vais quand même essayer d’en sécher quelques-unes pour les ajouter aux mélanges d’herbes que je veux faire. De toute façon, avec nos six (énormes) plants, nous en avons plus que suffisamment pour faire des tests.

Mais j’aimerais bien savoir : avez-vous déjà expérimenté le séchage ou la congélation de ciboulette? Ça avait fonctionné?

Première récolte

Nous sommes passés au jardin, aujourd’hui, le temps d’arracher quelques mauvaises herbes et de ramasser nos premières fleurs de ciboulette. Grâce aux bons soins des anciens jardiniers qui occupaient notre lot, nous nous retrouvons cette année avec plusieurs plans de ciboulette, immenses et bien garnis.

Au cours de l’été, j’ai l’intention de récolter beaucoup de ciboulette, pour en congeler une partie et en faire sécher une autre pour faire des mélanges d’herbes. En attendant, avec les fleurs, je projette des glaçons, du beurre et des pitas thon-citron-fleurs de ciboulette. J’aimerais aussi en faire sécher une partie – il me semble que ça serait joli. Je pense à les faire au four, à très basse température, mais je ne suis pas certaine. Avez-vous des suggestions? D’autres idées de recette?