Dans la bibliothèque : Comment naissent les enfants

Parlez-vous de sexe avec vos enfants? Chez nous, on répond aux questions, sans gêne, sans tabou, avec les vrais mots, mais sans en donner plus que ce que le fiston demande. Je me souviens que c’est aussi ce que ma mère faisait. Ça me plaisait comme enfant. Ça me suit maintenant comme parent. Et c’est très bien comme ça.

Tout ça pour dire qu’Henri et Julien ont trouvé le livre Comment naissent les enfants dans une vente de garage et que j’avais envie de vous le montrer.

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Au premier coup d’oeil, j’ai été attirée par les illustrations de papier découpé de Blake Hampton puis assez surprise du côté très graphique de certaines et des explications sans détour. Bien sûr, le livre est très hétéronormatif (c’est 1968, après tout), mais il se démarque par les explications de la reproduction des plantes, des ovipares, des mammifères… Et puis, il tombe à point et répond bien aux questions du fiston. Alors, on l’a ajouté à la bibliothèque!

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Comment naissent les enfants, Andrew C. Andry et Steven Schepp, illustrations de Blake Hampton, 1968.

 

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Coup de coeur : Archip’tits

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J’avais prévu vous parler aujourd’hui de nos 24 heures à Almonte, en Ontario, mais en tombant sur le plus récent billet d’Archip’tits, avant de me coucher, j’ai changé mes plans.

J’ai partagé l’adresse de ce site sur Facebook, il y a quelques semaines déjà. Archip’tits, c’est un blogue sur l’architecture contemporaine pour les enfants. Un site à la fois beau, ludique et intéressant, créé par une super équipe. À lui seul, le travail de la designer graphique Agathe Lievens vaut le détour, mais ne vous y limitez pas. Je vous suggère fortement de découvrir l’univers d’Archip’tits (avec ou sans vos enfants) et leur plus récent billet sur la Bibliothèque nationale de France est un bon point de départ. Il est juste assez informatif, avec ce qu’il faut de cute (regardez la vidéo!). En prime, l’équipe a même créé un livret-jeux en lien avec leur sujet.

Je dis ça comme ça, mais si quelqu’un avait envie de faire un projet semblable ici, j’aurais bien envie d’y participer.

 

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En attendant, j’ai beaucoup de plaisir à travailler sur Grilled cheese, un nouveau magazine imprimé pour enfants que Julien et moi faisons avec Julia Couture, la blogueuse derrière L’enfant moderne. Je vous en reparle très bientôt. D’ici là, vous pouvez le découvrir un peu ici.

 

Dans la bibliothèque : Tout schuss!

Henri n’est vraiment pas souvent malade (je touche du bois), mais il s’est levé lundi matin avec ce qui a toutes les apparences d’une gastro qu’il a traînée jusqu’à ce matin. Là, il va beaucoup mieux et je pense qu’il sera en pleine forme demain (je touche encore du bois), mais nos deux derniers jours ont surtout été consacrés à paresser dans le lit, à regarder des films de Noël, à se risquer quelques minutes à l’extérieur, le temps de faire un bonhomme de neige, et à lire des livres. Je vous avoue que je ne m’en plains pas trop parce que nos dernières semaines ont été vraiment occupées et que prendre deux jours comme ça avec mon fiston, ça m’a fait du bien.

Et puisque j’ai eu un peu de temps, j’en ai profité pour faire quelques photos de ce livre que nous avons acheté il y a quelques semaines et lus plusieurs dizaines de fois depuis. En plus, il est vraiment parfait pour la saison froide.

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« C’est l’hiver au Mont Trafollé, petite station de ski quelque part en Norvège dans les années 50. Le thermomètre indique moins 4 degrés, une magnifique journée s’annonce : Marius Rossignol avec sa tête de Babar se prend pour Simon Ammann, une diablesse en monoski fonce tête baissée et écope d’une sévère amende, deux zigotos se traitent d’ectoplasmes perchés sur le toit d’une cabine. Tout le monde n’a pas la chance de profiter du plein air : au village, les enfants sont confinés à l’école en compagnie des premiers explorateurs Scott et Amundsen. Un peu plus loin, Lucy Pomponette avec ses doigts de fée crée des magnifiques couvre-chefs en forme de boules de Noël. Le ciel rosit, les téléskis restent immobiles. Pour finir la journée en beauté, rien de tel que de se trémousser au rythme endiablé de l’accordéoniste Clas Soerensen! » Le résumé vient d’ici et relate très bien l’histoire – ou la non-histoire plutôt – de Tout schuss!. Magnifiquement écrit et illustré par Bjorn Rune Lie, le livre parle de l’hiver comme je ne l’avais encore jamais vu dans un livre pour enfants, de l’hiver au quotidien, à la fois dans ce qu’il a de plus banal et de plus spécial. C’est un livre au motif de jacquard, aux couleurs surprenantes, qui donne autant envie de s’emmitoufler près d’un feu de foyer que de sortir jouer à l’extérieur.

La seule chose qui me déplait (parce qu’il faut bien que je chiale un peu), c’est le choix du papier légèrement glacé. Il me semble qu’il aurait été vraiment plus beau sur papier mat (comme les livres de La Pastèque, disons). Mais pour le reste, c’est un gros gros coup de coeur.

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Tout schuss!, Bjorn Rune Lie, Éditions Thierry Magnier, novembre 2011, 56 pages.

Dans la bibliothèque : Le train arrive

Une autre belle trouvaille pour mon fiston-amateur-de-trains, empruntée à la Bibliothèque nationaleLe train arrive de Charlotte Voake.

Vous connaissez peut-être déjà l’illustratrice – elle a écrit et illustré 7 albums et illustré 24 autres -, mais pour moi, c’était une belle découverte. Une petite recherche Internet m’apprend que : « Charlotte Voake est née en 1957 à Wales au pays de Galles. Elle a grandi à Chepstowe, puis à Wirral, avant de partir pour Londres, où elle a étudié l’histoire de l’art.

Elle n’a jamais eu aucune formation pratique à l’art ou au dessin, mais a toujours eu l’ambition de devenir illustratrice. D’ailleurs, elle a illustré son premier livre (The New Red Bike –non traduit en français) à 21 ans, alors qu’elle était encore étudiante à l’université de Londres.

Après avoir terminé sa formation en histoire de l’art, Charlotte Voake a travaillé quelque temps à la galerie Bluecoat à Liverpool avant de consacrer tout son temps à l’écriture et surtout à l’illustration de livres pour enfants.

Elle vit actuellement dans le Surrey ; elle est mariée, et mère de deux enfants : Chloé et William (elle utilise souvent leurs prénoms pour les personnages de ses livres). Elle a également un chien et deux chats, à qui elle a dédicacé deux de ses ouvrages. »

Dans Le train arrive, on suit Chloé et Guillaume (William, dans la version originale) qui partent en promenade en vélo avec leur père pour aller voir le train passer sous le pont. Ils ne sont pas seuls à attendre qu’il arrive (aller voir le train passer semble vraiment être une attraction populaire près de chez eux) et, ce faisant, ils nous offrent un beau petit récit, tout en simplicité, sur les joies du quotidien.

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Le train arrive, Charlotte Voake, Gallimard, 32 pages.

L’enfant moderne et Georges

J’ai découvert le blogue L’enfant moderne, grâce à la maman d’un ami de mon fiston qui m’en avait parlé. Son auteure, Julia Edna, se décrit comme « une maman designer graphique qui navigue le web pour trouver des solutions jolies, simples et sans frivoles inutiles pour son fiston ». Et il faut bien lui donner raison : il y a souvent de belles choses à voir sur son blogue!

Toujours est-il qu’il y a quelques semaines, elle a mis en ligne un concours pour gagner un exemplaire du magazine pour enfants Georges et que j’ai été une des trois gagnantes. Le magazine est arrivé par la poste la semaine dernière. Depuis, Henri et moi le regardons souvent (en fait, pas mal tous les jours).

Il faut dire que l’ensemble du magazine est très beau, richement illustré avec une (très) belle mise en page. J’aime ces revues qui font qu’on ne peut plus parler de « design graphique pour enfants », mais de design graphique. Point.

Ensuite, les textes sont intéressants et différents de ceux des autres revues auxquelles Henri est abonné. Par exemple, la première histoire (celle avec une illustration de train, ce qui fait qu’Henri veut se la faire lire tous les jours) est suivie d’une entrevue avec les protagonistes, comme s’ils avaient filmé cette histoire. Ils racontent leur expérience sur le plateau de tournage et offrent une nouvelle perspective à l’histoire. On y trouve aussi des jeux, un texte à saveur historique, une entrevue avec une designer graphique qui explique son métier…

Le magazine s’adresse d’abord aux enfants de 7-8 ans, mais déjà à 4 ans-presque-et-demi, Henri y trouve son compte. Et moi aussi!

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D’autres beaux magazines pour enfants, ici. Et un en ligne, ici.

 

Dans la bibliothèque : Tous les animaux étaient en colère

Une des joies d’être travailleuse autonome, c’est d’aller rencontrer un client à vélo, de revenir tranquillement par l’avenue Bernard, d’arrêter en passant chez Drawn & Quarterly et d’en sortir, un peu plus tard, avec deux nouvelles revues et un livre pour mon fiston (un peu pour moi aussi).

Tous les animaux étaient en colère est un très beau livre de l’auteur et illustrateur américain William Wondriska. Initialement paru en 1970, le livre en deux couleurs visite plusieurs animaux de la jungle :

Ce jour-là, il faisait très chaud dans la jungle. Les animaux s’ennuyaient.

Le lion, qui était de mauvaise humeur, alla voir la tortue et lui dit : « Je ne t’aime pas parce que tu es lente. »

Alors, la tortue se fâcha. Elle alla trouver l’éléphant et lui cria : « Tu es trop gros, je ne t’aime pas du tout. »

« L’éléphant, furieux, croisa la fourmi et, la toisant de toute sa hauteur, lui lança : « Je ne t’aime absolument pas, car tu es ridiculement petite. »

Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’une colombe vienne sauver la journée. Si la narration plait beaucoup à mon fiston (et tombe à point avec certaines discussions que nous avons eues dernièrement sur sa façon de s’exprimer lorsqu’il est de mauvaise humeur), ce sont surtout les illustrations – des lithographies – qui ont attiré mon attention. Voyez par vous-même, elles sont magnifiques.

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Tous les animaux étaient en colère, William Wondriska, Hélium, 40 pages.

Lectures des beaux jours

Quand nous sommes passés au Batadoir, nous sommes ressortis avec cette grosse pile de livres pratiquement neufs tous très beaux. Des livres avec des images qu’on aime regarder et regarder encore, surtout pour les illustrations (et les gravures, dans le cas d’un de nos achats).

Parmi nos trouvailles, ce beau petit livre illustré par l’illustratrice britannique Madeleine Floyd, qui raconte les chants d’oiseaux. Il tombe à point avec Henri qui a décidé de s’initier à l’identification des oiseaux par leurs chants et nous avons beaucoup de plaisir à essayer d’imiter les différentes notes à partir des mots du livre. Et puis, je ne me tanne pas de le regarder.

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Birdsong, Madeleine Floyd, National Trust, 128 pages.